samedi 5 avril 2014

Mansfield Park




On retrouve ici le cadre "austenien", la famille "bourgeoise" anglaise du XIXe siècle et malgré quelques passages qui trainent un peu en longueur, ca reste trés agréable.

L'histoire de déroule en trois parties, l'oeuvre originale ayant été éditée en 3 volumes (c'est d'ailleurs une des plus longues histoires étant donné qu'elle se déroule sur une dizaine d'années.

Concernant les personnages, j'ai vraiment pris Fanny en pitié dés le début. Bien qu'elle soit de la famille, elle est traitée pire qu'une domestique et sa tante (Mme Norris) lui rappelle sans arrêt sa pauvreté. En fait, hormis Edmond, j'ai vraiment trouvé tous les membres de la famille détestables dans leur comportement envers elle et je dois dire que j'ai été perdue par la profusion des personnages et il m'a fallu un certain temps pour m'y retrouver.

J'ai eu une certaine incompréhension durant le début de la deuxième partie. Bien que le retour de Sir Bertram, aprés un long séjour à Antigua pour affaires, annonce le retour de plus de sobriété (le proverbe "quand le chat n'est pas là, les souris dansent" prends, durant son absence, tout son sens), j'ai eu du mal à comprendre pourquoi ils étaient tous atterrés. Sir Bertram ne m'a aucunement fait l'impression d'être un tyran. On sent presque qu'ils auraient souhaité qu'il ne rentre pas d'Antigua.
J'ai toutefois trouvé leur réaction excessive comme dans ce passage de Fanny : "Toute son ancienne terreur habituelle vis à vis de son oncle lui était revenue".

Au cours du livre, j'ai toutefois changé d'opinion sur Fanny. Elle m'est apparue faible, nunuche. J'ai trouvé sa naïveté vraiment exaspérante.
Elle obtiendra toutefois ce qu'elle désire mais je dois dire que la fin m'a décue.

En bref, comparé à "Orgueil et préjugés" ou "Raison et sentiment", je l'ai trouvé moyen. Le cadre m'a bien plu ainsi que la majorité de l'histoire mais la fin ainsi que le faible caractère de Fanny m'ont un peu gâché le plaisir.


Ma note :


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