dimanche 7 juin 2015

Un soupçon d'interdit



Daphné, bien que veuve depuis 8 ans, continue de passer ses week-ends à la Jouve, la propriété de sa belle-famille. Elle y est d'ailleurs chez elle. On fait donc connaissance avec la famille Bréchignac. J'ai vraiment adoré ce livre et ce, pour plusieurs raisons.
Les lieux : Françoise Bourdin a le don d'amener l'air et le charme du Sud et d'ensoleiller notre lecture. La Jouve est une "auberge espagnole" pour la famille. Ils s'y retrouvent, y travaillent, y vivent dans une "communauté" familiale qui me laisse rêveuse.
Les personnages  en sont une bonne raison également. Hormis Maximilien, ils sont chaleureux, agréables. Chacun, avec son caractère, ses secrets, sa vie amène une pierre à l'édifice. Ils font partie d'un tout. Sauf Max, le patriarche de la famille... il devient de plus en plus détestable au fil de l'histoire. Il est égoïste, jaloux, ronchon et (selon moi) n'apporte rien et ne contribue en rien à la famille (on voit d'ailleurs trés bien qu'il n'est pas indispensable au fonctionnement de la maisonnée, loin de là...). C'est cependant lui qui a les plus lourds (et les plus noirs) secrets de la famille.
Et enfin, l'histoire. Je l'ai trouvée trés bien écrite et si bien équilibrée. Il s'agit d'une romance avec un soupçon de suspense. Une romance aussi bien dans son intégralité que dans l'histoire de Daphné et Dimitri. Même s'ils se tournent autour sans oser s'approcher, on comprends trés bien leurs appréhensions et leurs peurs et en même temps, ils sont attachants et le dénouement est agréable à vivre. Et du suspense car on comprends dès le départ que la mort d'Ivan est mystèrieuse, que les circonstances sont plus sombres qu'un simple "accident".

Mon seul bémol reste cependant la fin. J'ai été trés déçue car je n'y ai justement pas vu de fin. Plusieurs éléments restent en suspens et j'ai trouvé ça dommage.

Malgré ce (gros) point manquant, cela reste une histoire très agréable à lire.




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